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William MacBeth (c) 2009 . Monde Mutant prod.
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# Posté le lundi 29 octobre 2007 16:40

Modifié le mardi 06 octobre 2009 15:17

SACHONS RIRE DE CE QUE L'ON AIME : parodie de "Matrix"

trop marrant !

TU AIMES MATRIX ? TU VEUX DES IMAGES ? DES VIDEOS ? DES GIFS ANIMES ? VA DONC VOIR "FANDEMATRIX". IL N'A PAS DESACTIVE LE CLIC DROIT, LUI. N'HESITES DONC PAS A COPIER/COLLER, CA NE LE DERANGE PAS AU CONTRAIRE. SON BLOG EST LA POUR CA...

# Posté le jeudi 08 novembre 2007 16:54

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 15:39

ROMANS MONDE MUTANT : TÔME 02 ; chapitre 01...

ROMANS MONDE MUTANT : TÔME 02 ; chapitre 01...
« Le réveil du Messie »

« Le temps ne sera pour nous,
Qu'une goutte d'eau parmi les averses.
Une seule vie ne sera jamais assez longue,
Pour notre amour éternel.
Rien ne pourra nous séparer,
Nous nous retrouverons au-delà des routes,
De l'éternité, pour ne plus jamais nous quitter.
Nous souffrirons, nous voyagerons,
A travers l'espace et le temps...

Pour tous les noms que j'ai portés,
Et tous ceux que tu as portés.




Je t'aime. »

Zaardeth ; Seigneur Mutant...




CHAPITRE UN :

18 octobre 1993...gare de Charleroi...22h07...

Fabian avait froid, le vent fouettait ses longs cheveux blonds en bataille, le quai numéro sept était glissant à cause de la pluie qui s'abattait et de la boue des travaux qui s'était répandue un peu partout. Ses oreilles étaient gelées, ses doigts aussi. Son souffle dégageait une fumée chaude. Fabian était un draconien. Il avait une grande aptitude de résistance à la chaleur mais il était assez sensible aux basses températures. Son attente était un calvaire.

« Bon dieu ! Et ce putain de train qui n'arrive qu'à vingt-deux heures trente-deux !! »

Il jeta un coup d'½il derrière lui ; vers la gare en ruines qui n'abritait presque plus personne. La guerre « 91-93 » avait grandement endommagé le Monde Mutant. Les humains et les mutants ; ces êtres surhumains apparus officiellement en 1989, avaient appris à faire disparaître leurs pensées racistes...mais cela ne faisait qu'une dizaine de jours que la guerre était finie. La bête pouvait se réveiller à tout moment. L'ennemi avait été une diversion efficace contre ce genre d'attitude. Mais il n'était plus là. Ils allaient pouvoir se tourner l'un vers l'autre, en bien... comme en mal ! La guerre des Gardiens... Fabian en était imprégné comme un mineur portait sur lui la crasse de la mine ; même après dix douches. La guerre ; l'invasion plutôt, car l'ennemi était venu de l'extérieur cette fois-ci. En janvier 1991, un envahisseur nommé Caïn ; venu de la lointaine Orion, avait fait la conquête d'une grande majorité de notre belle planète ; la Terre, qu'il appelait Sol 3. Voilà pourquoi les deux peuples s'étaient unis. Il fallait combattre le tyran extra terrestre et retrouver le monde que nous avions connu auparavant. Aujourd'hui, après trois ans de lutte acharnée avec son lot de douloureux sacrifices, le monde était encore fragile et n'importe quoi aurait pu remettre le feu aux poudres et engendrer une autre guerre. Mais qui ? Contre qui ? Il allait de soi pour Fabian que les humains finiraient par faire des rapprochements entre les mutants, les Gardiens...et les envahisseurs extra terrestres. Ca les dépassait. Ils ne peuvent que finir par essayer de nous contrôler. Nous leur faisons peur parce que nous échappons aux moyens dont ils disposent pour nous dire ce que nous devons faire, ce que nous devons être. Même s'ils étaient obligés de reconnaître que c'était grâce aux douze d'Eden que le monde devait cette victoire sur l'Empire Orionnien. Mais c'était cher payé ! Six d'entre eux étaient tombés au combat. Fabian avait été Gardien lui aussi. Mais comme il s'était efforcé de rester discret, les gens ne prêtaient pas trop attention à lui. Pas comme Marc ! Lui, il avait toujours voulu se retrouver sous les feux des projecteurs, briller, être un héros admiré par la Terre entière. Il était l'Elu, le Messie...

Mais Fabian s'en foutait ! Il s'en foutait de cette guerre, des gens d'Orion, des humains, des mutants. La seule chose qui lui importait ; là, tout de suite, c'était de savoir ce qu'étaient devenus ses deux potes ; ses frères d'armes, Marc et Didier. Marc, depuis qu'il était devenu Flam ; Seigneur Mutant, n'avait plus vraiment entretenu des rapports humains très engageants avec ses proches. Il n'avait plus le temps ! Il était le Seigneur Mutant. Il avait embrassé la cause de l'Ordre du Temple et avait changé de nom, de style, de comportement...bref, depuis un certain temps, il avait vachement changé. Didier, lui, était devenu Cobra ; le bras droit de Flam, c'était lui le parrain d'Adam ; le fils de Marc. Fabian n'était qu'à moitié étonné de ne pas avoir été choisi mais...Oh ! Il s'en foutait aussi. Marc vivait sur son nuage avec les grands de ce monde. Un jour, il remettra les pieds sur terre et on verra. Le jeune homme soupira. Il avait 25 ans et avait déjà tant vécu. Bon dieu, comment tout cela avait-il donc commencé ? Comment ? Quand ? Ca devait être en janvier 1989...oui, c'est ça. A cette époque, nous étions encore inconscients de ce qui nous attendait. Nous étions ados et nous avons profité de la vie en déconnant un peu. Et puis, il faut dire que nous avons découvert nos premiers pouvoirs mutants en 89. C'était génial ! Marc pouvait contrôler les molécules de toutes les matières non vivantes, Fabian pouvait devenir un homme dragon...Quel pied nous avons pris au début ! Mais au début seulement. Parce qu'après sont venus les problèmes. Voyages dans l'espace, dans le temps, mort d'amis, coups de c½ur, mariages, enlèvements, complots...il s'est tant passé ! Puis, en janvier 1991, quand la guerre contre ceux d'Orion a commencé, Marc...enfin, Flam...ou Zaar ; peu importe ! Il a dut partir pour des mondes lointains. Mais avant de s'en aller, il avait promis de revenir dès que le conflit serait terminé, qu'il retrouverait sa place dans le monde que nous avions baptisé...Monde Mutant ! Le train passa entre le quai sept et six ; glaçant le mutant qui se crispait. Oh ! Combien il préférait la chaleur des fournaises. Un vacarme épouvantable vint noyer la gare dévastée et couvrait tout autre bruit qui pouvait être fait. Le passage des wagons semblait interminable mais, enfin, le train disparu de la gare. Fabian leva les yeux vers le quai six après avoir ressenti aux plus profond de son être une impression familière et enivrante. Ses yeux s'illuminèrent de plaisir. Non loin des escaliers qui menaient au sous-sol, deux hommes étaient en train de se battre à l'épée longue. Ils portaient tous les deux de longues toges blanches avec une capuche repliée dans leur cou. Des uniformes de disciples de la Balance. L'un d'eux avait de longs cheveux noirs coiffés en queue de cheval et l'autre avait les cheveux blonds...Didier et Marc ! Ils étaient revenus et leur combat semblait les amuser. Quels gamins ! Mais leurs armes étaient réelles et leurs coups aussi. Didier esquiva une attaque en roulant au sol et l'épée de Marc alla se planter dans une des colonnes qui supportait encore le toit du quai en ruine. Elle ne voulait pas s'enlever. La fraction de seconde plus tard, son ami voulut en profiter pour frapper à son tour mais Flam pu enfin extirper son arme de son fourreau de pierre et para violemment. Les épées s'entrechoquèrent dans un nuage d'étincelles...
Fabian reprit ses esprits, un sourire aux lèvres et les yeux brillants de vie et de soulagement. Il s'alluma une clope rapidement et rejeta avec énergie la première bouffée de nicotine. Il fit quelques pas en avant...

« Ils sont là ! Je savais que Marc reviendrait, je le savais ! »

Et il alla les rejoindre, envahi par la fureur des héros, en sortant son arme à son tour, prêt à tout pour ne plus être en reste de ces moments de gloire, aussi éphémères soient ils...

*
* *

27 janvier 1989...vendredi...Charleroi...15h30...

Près de Gilly, l'abattoir. Près de l'abattoir, chez moi ; un building de six étages tout gris, sans couleurs ; peuplé de vieilles personnes toutes plus ennuyeuses les unes que les autres. Heureusement, pour ne pas m'ennuyer à longueur de journées, j'ai trouvé un nouveau passe-temps ; les jeux de rôles, ces jeux si bizarres, où ; attablés devant une multitude de dés et une feuille de personnage, nous faisons vivre des héros de toute sorte. Des chevaliers, des extra terrestres, des mutants, des super héros cosmiques ou des agents secrets. Rien n'est épargné aux joueurs et il est possible de vivre une variété immensément grande d'aventures. Parmi ces joueurs ; justement, il y en a un qui raconte l'histoire que les héros vivent ; les Elus. Il leur dit où se trouvent leurs personnages, ce qui leur arrive et qui ils rencontrent. Ensuite, il leur demande ce qu'ils décident de faire face à ces situations simulées. La suite du jeu n'est alors plus qu'un enchaînement de déclarations des uns et des autres qui se succèdent les unes aux autres ; modifiant l'histoire lancée au départ. Comme si acteurs, réalisateurs et producteurs écrivaient ensemble l'histoire d'un film au fur et à mesure qu'il se déroule devant eux dans la salle de cinéma. Et tout le monde participe ! Moi, ma passion, c'est de raconter mes scénarios. Je fais partie de ces meneurs de jeu qui conçoivent, racontent, animent leurs histoires pour le plus grand plaisir de mes potes joueurs. Ce jour là, je suis attablé à mon bureau, dans ma chambre ; occupé à accoucher d'un scénario pour le jeu qui attire le plus notre intérêt « Donjons et dragons », basé sur un univers médiéval fantastique comme l'univers de Conan ou Elric. Malheureusement, aujourd'hui, j'ai beau me creuser la tête, chercher des idées nouvelles, je ne trouve rien, non, la page blanche ! Alors, je décide de laisser tomber pour le moment. Je me concentre sur ma situation et je ne peux que me rendre à l'évidence, ça n'est pas pour aujourd'hui. Tant pis ! Après tout, l'inspiration est un instinct qui a besoin d'une chose essentielle : le naturel. Je suis en panne, alors, il faut que je me ressource. Je me saisis de mon verre de coca et je le vide d'une traite. Je le remplis à nouveau avant de le reposer sur le bureau et quelle n'est pas ma surprise lorsque, dans mon verre qui tremble et glisse, le liquide se met à faire des vagues. Un bruit sourd qui me vrille les oreilles résonne maintenant dans la pièce comme si un avion était en train de s'approcher dangereusement de mon appartement. Mon bureau est secoué par des vibrations de plus en plus importantes, ma vision se trouble, j'ai l'impression que l'apocalypse frappe à ma porte. Je repousse ma chaise en arrière (elle tombe à la renverse) et je me mets debout, chancelant, l'air complètement hagard, perdu, agitant les bras autour de moi par réflexe. Je crains le pire. L'immeuble va t'il s'effondrer ? L'armoire tremble tellement qu'elle se déplace, les livres tombent, s'entassent sur le sol. Mais que se passe t'il donc ici ? Pour m'en assurer, je me jette à la fenêtre et c'est alors que se produit l'impensable. Un flashe lumineux d'une intensité aveuglante me brûle soudain les yeux avant de laisser la place à une énorme détonation, comme ces explosions nucléaires de cinéma...

*
* *

L'énergie avait atteint un niveau de puissance rarement égalé. La violence du choc couplée à la proximité d'un Elu avait largement contribué à l'éveil du Mana originel que les Anciens enfermaient dans les Pierres Gardiennes réparties au bon endroit, à la bonne époque, dans leurs porteurs respectifs. Depuis bien avant sa naissance, il était prévu que le jeune Marc et un certain nombre de ses proches aient un destin exceptionnel. C'était déjà écrit depuis l'Aube des Temps par des mains inconnues conscientes des mondes au-delà des mondes, des mondes dans les mondes et des mondes autour des mondes. Ils connaissaient l'existence et la non existence de ce qui touchait au passé, au présent, au futur, ainsi qu'aux réalités alternatives. Mais ils savaient aussi, et surtout, de nombreuses choses sur l'infiniment grand et l'infiniment petit. Ils s'approchaient des réponses aux questions que nous nous posons tous. D'où venons nous, que sommes nous et où allons nous donc ainsi ? Les Anciens avaient trouvé le chemin de la Vérité. Et en cet instant présent, l'heure était venue de préparer les messagers du chemin du Milieu afin qu'ils nous guident tous vers la Porte de la Réalité Ultime. En cet instant béni, il fallait que la lumière soit. Et la lumière fut...

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Mes oreilles bourdonnent, sifflent, c'est comme si je me détruisais de l'intérieur, comme mille soleils dans mes veines en train de reproduire le big bang de la création... La déflagration était proche, très proche. Reprenant mes esprits et retrouvant quelque peu mes moyens sensoriels, j'avance à nouveau et je le vois ; au pied de mon immeuble ; près des escaliers qui mènent au garage. Il doit bien faire sept ou huit mètres de long sur cinq ou six de haut. Il s'en dégage des vapeurs qui semblent être extrêmement brûlantes ; déformant l'image que mes yeux peinent à concevoir comme étant la réalité. La chose est là, quelques étages plus bas, dans la pelouse, narguant ma raison et titillant ma curiosité... Un météorite s'est écrasé sur Terre et n'est pas tombé en poussière. Contre toute logique ; vu sa taille, il n'a pas dévasté le quartier en ne laissant...il n'y a même pas de cratère ! Les voisins ne semblent pas réagir à sa présence. En fait, il me semble que je sois le seul à percevoir ce rocher venu de je ne sais où pour une raison qui m'est tout autant inconnue. Mon sang ne fait qu'un tour. Tout ça est trop étrange pour laisser passer ma chance de rompre la monotonie de cette vie ordinaire, il faut sauter sur l'occasion...Assez réfléchi, du plus vite qu'il me soit permis, je saute dans un jeans. Je tombe en avant (j'ai mal !) et je me ramasse péniblement. Presque à quatre pattes, je cours dans le salon et plonge dans mes baskets sans nouer les lacets et je fonce jusqu'à l'ascenseur. Comme un acharné, j'appuie une dizaine de fois sur le bouton d'appel en moins de cinq secondes. En attendant qu'il arrive, je noue vite mes lacets, marmonnant que les choses ne vont jamais vite que quand ça ne nous arrange pas. Le voilà ! Sans ralentir, j'entre et je presse le bouton du rez de chaussée. Je sautille sur place nerveusement. Vlan ! Me voilà enfin sur le plancher des vaches et ; à la même cadence, je sors de l'ascenseur, franchis la première porte vitrée, puis la deuxième. Je me retrouve enfin à l'extérieur, tourne à droite et fonces jusqu'à l'escalier et enfin...me voilà ; exténué, à bout de souffle, face à cette énigmatique masse rocailleuse venue des abysses spatiales. Sa chaleur est enivrante, apaisante comme la douceur d'un lit après quarante-huit heures d'efforts, je suis tenté d'avancer un peu plus. Je descends les marches. Il n'y a plus que quatre ou cinq mètres qui nous séparent...

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L'énergie observait le jeune imprudent avec une infinie attention. Son intelligence supérieure avait besoin d'un peu de temps pour s'adapter à la compréhension humaine et ce bipède prenait trop de risques. Chaque chose a son moment et il n'était pas prêt pour une telle vérité qui ne pouvait que le dépasser. Il fallait garder le contrôle de la situation. A tout prix ! Mais dans ce cas présent, un avertissement pouvait suffire. Le sujet était encore trop...naïf et manquait de moyens pour appréhender ce qui se passait, se tramait autour de lui...

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Mon envie de m'approcher se calme un peu lorsque ; arrivé à environ deux mètres du météorite, des flammes manquent de changer mon visage en grillade pour barbecue. Que faire ? Je ne sais pas, moi !! Et d'ailleurs, pourquoi personne ne vient il voir ce qui se passe ? Pourquoi ? Désemparé, je regardes partout autour de moi et c'est à ce moment que j'aperçois Fabian, mon meilleur pote, arriver par-dessus les escaliers. Cette chère tête blonde va me comprendre. Les amis sont fait pour ça, non ? Il va m'aider à trouver une solution et me donnera son avis sur la situation.

« Fa ! Fa ! Vite, viens voir ! Le météore, viens, viens ! »

« Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ? Hé Marc, t'es fou ou quoi ? T'as ta crise ? »

J'étais stupéfait, je n'en revenais pas ! Comment cela se faisait il qu'il ne voie pas comme moi ce météore rougeoyant de terreur ? Etais-je vraiment fou ? Non ! Ce n'est pas possible, alors, je suis encore en train de rêver, ça ne peut être que ça !! Je suis encore couché et tout ça n'est qu'un affreux cauchemar...

« Marc! How, Marc ! Hé, tu rêves ? Viens, on va jouer à « Donjons ». Y a rien, arrêtes ton cinéma. Je marche pas, tu me pigeonneras pas ! »

Finalement, au vu de la situation, ne tenant pas à être pris pour un cinglé, je suis retourné chez moi avec mon ami Fabian pour commencer cette partie de jeu de rôles que nous avions prévue. La partie fut agréable pour nous deux mais mon inattention ne me permit pas de donner le meilleur de moi-même. Ma maîtrise fut moyenne. J'étais sans cesse en train d'aller et venir du côté de la fenêtre afin de pouvoir observer ce rocher venu des étoiles. Ensuite ; à mon grand étonnement, j'y revins et ne vit plus rien de particulier. Tout était redevenu normal, le météore n'était plus là, il avait disparu comme s'il n'avait jamais existé... Bien que toujours inattentif, j'ai repris la partie de jeu qui se termina tard dans la nuit mais sans aucun regrets car j'étais trop tracassé par cette histoire étrange. Bien que, d'habitude, je sorte faire un tour le soir, après la séance de jeu, je suis resté chez moi à me poser une infinité de questions concernant l'événement de cet après-midi. De son côté, ma mère devait sûrement regarder la télé dans le salon.

« Maaaaarc ! Tu viens voir le film ? C'est celui avec Kurt Russel quand il a un bandeau sur son ½il. »

« Non, je vais pas traîner à m'coucher. J'suis fatigué ! »

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L'heure était venue. L'énergie en savait suffisamment sur le sujet. Elle connaissait son identité actuelle et quantité d'informations comme sa date et son lieu de naissance, ses principaux traits de personnalité et les causes qui les avaient engendrés. Elle avait intégré à sa propre personne la plupart des souvenirs de ce Terrien né il y a dix-sept ans. Elle commençait déjà à assimiler son gène, se fondre en lui pour ne faire qu'un avec tout ce qu'il était et avait été avant de naître sous sa forme actuelle. Elle commençait seulement à découvrir les premiers indices de sa précédente incarnation. Cette information était vitale pour son évolution. L'heure était venue de faire un pas en avant, un pas vers certaines prises de conscience. Il était temps que Marc fasse sa première expérience en tant qu'Elu afin de parcourir le chemin sur lequel ; un jour, il guidera le reste de l'humanité...

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Il se passa encore au moins une heure avant que je ne m'écroule de fatigue sur le divan lit que je n'eu même pas le courage de déplier. La nuit s'avérait longue et il était déjà une heure du matin... Waouh ! Qu'est-ce qui m'arrive ? Je viens de me réveiller dans mon ...non ! Je ne suis plus dans mon lit ! Ma chambre est remplie de sable comme si un camion était venu y vider son chargement. En plus, c'est du sable comme on en trouve sur les plages paradisiaques. Il y a aussi des petits palmiers le long des murs et des noix de coco éparpillées sur le sol. Moi, je balançais...

« Woooooo !!! »

Boum ! Non, je ne balançais plus. Je venais de tomber d'un hamac...mais qu'est-ce qui se passait donc ici ? Une plage, ma chambre s'était transformée en plage. J'étais ennuyé ; ma mère se réveillait pour un rien et...

« Marc ! Qu'est-ce qui se passe ? »

« Heu...rien, m'man ! Je suis tombé de mon lit ! Je... »

« Ah ! Fais moins de bruits, je voudrais bien dormir ! »

Une dizaine de minutes plus tard, elle semblait s'être rendormie sans réfléchir à la bêtise que j'avais lâchée. Déplié, mon divan lit était à peine à vingt-cinq centimètres du sol, en roulant de celui-ci, je n'étais pas sensé tomber aussi bruyamment ! Mais l'alerte était passée, je pouvais à nouveau me consacrer à l'essentiel de mon problème. L'observant, je ne pouvais que constater que la plage de sable qui se trouvait dans ma chambre avait tendance à imiter celle dont je venais de rêver. De rêver ? Oui, c'est ça ! Je rêvais encore...non ! Oh, mon dieu ! Quelle était donc cette folie ? Je ne savais plus distinguer ce qui était réel de ce qui ne l'était pas. Mais qu'est-ce qui est réel, après tout ? Et nous, sommes-nous réels ? Et si rien n'existait en finalité. Je ne savais plus où j'en étais...

« Aïe !! »

Je sursautai lorsque l'un de mes bouquins me tomba sur la tête. Une bande dessinée ; plus exactement, un comics. C'était un « Strange », le magazine où Spider man, Daredevil et Iron man se partageaient la tête d'affiche. Ces super héros qui berçaient mes rêves les plus fous...Mais oui ! Un rêve devenu réalité grâce à la chute de ce mystérieux météorite. Peut-être justement ce rêve d'être un héros de légende que j'avais toujours eu et qui se réalisait enfin. Mon esprit ne pouvait s'empêcher de s'en persuader mais je devais garder l'esprit clair. Je devais remettre mes idées en place...

« Bon, pour m'assurer que je développe bien un pouvoir mutant comme les héros de b.d., il faut que je le teste...mais ça serait mieux, d'abord, que j'aie une idée de ce en quoi il consiste, sinon, c'est mal parti ! »

Je réfléchis...j'avais rêvé d'une plage et en avait matérialisé au mieux possible sa représentation...j'ai soit un pouvoir de faire apparaître dans la réalité ce qui n'existe que dans l'imagination, les rêves, soit...Ouiiiii !
Soit, j'ai pu modifier la structure moléculaire des différentes matières de ma chambre. Cette deuxième hypothèse ; bien qu'encore on ne peut plus étonnante, me satisfaisait beaucoup mieux ! Il fallait que je commence par des choses simples. Essayant de matérialiser des lunettes de soleil, je finis par y parvenir, non sans m'être concentré douloureusement ; à plusieurs reprises, pendant au moins une vingtaine de minutes. J'avais même attrapé un mal de tête et saigné un peu du nez. Mes lèvres tracèrent sur mon visage un énorme et ridicule sourire. J'étais tout excité comme un gamin de huit ans qui aurait trouvé un billet de mille francs (vingt cinq euros) ! J'avais un pouvoir mutant, génial ! Un pouvoir de contrôle sur la matière. J'avais pu transformer les molécules d'air en molécules de plastique pour fabriquer un objet. Je devais expérimenter toutes les facettes de ce don, vérifier ses aspects les plus faciles...et les plus difficiles, apprendre à connaître d'autres de ses fonctions comme peut être la télékinésie, la lévi...How ! Doucement, on se calme ! Les pouvoirs ; dans les comics en tous cas, ça ne marche pas ainsi. Ceux qui ont des pouvoirs mentaux n'ont, en général, pas de pouvoirs de combat ou magiques et ceux qui se transforment en métal, en pierre ou en végétal et disposent, de ce fait, d'une force et d'une endurance extraordinaire, ne disposent pas de capacités psychiques. Certains super héros ou vilains passaient parfois leur vie entière avec un seul pouvoir mais le mien semblait sans concurrence possible, à part les héros les plus puissants. Bah ! Du moment que je ne finis pas dans une chaise roulante comme certains ! Je devais m'organiser pour apprendre à maîtriser au mieux ce don fabuleux. C'est décidé, les choses vont changer...

*
* *

Un autre lieu...loin de la Terre...

« Alors, Marc ? C'est ce que tu voulais, hein ? Avoue que ce combat contre Deathstar, c'est toi qui l'as provoqué ! Tu as manipulé la situation, je me trompe ? »

L'homme aux longs cheveux blonds, dans son vêtement moulant rouge ; Didier, n'était pas content. Il avait failli mourir dans un combat acharné, après un désagréable voyage temporel à travers un vortex spatial qui permettait à des univers parallèles d'entrer en contact les uns avec les autres. Et tout ça pour que son frère mutant en profite pour dévier des météorites Gemini vers Gaïa ; la Terre, et ainsi être le marionnettiste de ses propres origines. Didier, qui avait pour nom de code Cobra, était membre de l'Ordre du Temple. Il veillait ; avec ses frères spirituels, à ce que l'équilibre soit respecté. Mais ici, il ne pouvait s'empêcher d'avoir un doute sur les intentions de son ami qui tardait à répondre ; flottant dans l'espace, comme en lévitation...

« Je ne vois pas de quoi tu parles, Didier ! »

Celui que l'on appelait Messie dans son monde esquivait les propos entendus aussi bien que les coups reçus.

« Tu ne t'imagines tout de même pas que j'ai risqué ta peau pour cette histoire ? »

« Oh ! Tu en es bien capable ! Surtout pour ça, c'est trop important à tes yeux ! »

« Et Kronos ? Tu y as pensé ? C'est lui qui manipule les fils du destin, pas moi ! »

« Oui et tu es l'un de ses meilleurs disciples ! Et puis, avoue que c'est quand même trop flagrant que ce soit toi qui soit intervenu pour envoyer ce météore jusqu'à ton toi passé... tu ne vas pas me... »

« Ce n'est pas moi qui suis derrière tout ça, compris ?!? »

L'ambiance était retombée, presque aussi froide que le vide glacial et mortel de l'espace dans lequel les deux Gardiens avaient combattu. Debout au milieu des étoiles, comme s'ils étaient sur le sable d'un désert infini, ils restaient silencieux. Zaar était fatigué. Le corps dans lequel il se trouvait avait l'apparence d'un Marc d'une bonne vingtaine d'années mais son âme ne comptait plus. Dix sept années d'une vie humaine ordinaire, un an d'amusement et d'aventures extraordinaires, mille trente deux ans à jouer au Messie pour des dieux aujourd'hui oubliés, un retour de deux ans et encore un nouveau départ ! Devenu un dieu vivant sur Orion 2, il y a six milliards d'années, Marc n'en pouvait plus de compter. Il ne parvenait même plus à imaginer ce que c'était qu'une vie normale. Il ne faisait plus qu'un avec la Balance... Alors, pourquoi Didier aurait il compris ? Personne ne pouvait comprendre ce qu'il était devenu...il se sentait si seul, si vide, mais sa mission ne pouvait souffrir de ce genre d'apitoiements sur soi même. Zaar devait aller jusqu'au bout, quel qu'en soit le prix, même s'il lui arrivait de douter...

« Didier ? »

« Quoi ? »

« Quel âge avons-nous aujourd'hui ? Je veux dire, en tenant compte de tout ce que nous savons, savons être, savons avoir été et serons. En tenant compte de tout ce dont nous sommes conscients pour cette vie et toutes les autres que nous avons vécu. Quel âge avons nous ? »

« Quelle question ! Plusieurs milliards d'années cumulées, surtout si on tient compte de nos nombreuses incarnations différentes. Nous avons exercé tant de métiers sous tant d'identités, nous sommes nés tellement de fois en appartenant à tellement de races que... qu'est ce qui se passe, pourquoi cette question ? »

« Et tu trouves normal que des êtres comme toi et moi ayons pu vivre autant de millénaires sans être devenus fous ou complètement différents de ce que nous étions au départ ? Tu trouves normal qu'on soit encore si humains...si c'est vraiment le cas ? »

« Je ne suis pas sûr de comprendre. »

« Je sais ! »

« Développes ! Où veux tu en venir ? »

« Didier, peut être que l'on fait semblant. »

« Semblant de quoi ? »

« D'être humains ! Peut être que l'on se ment à nous même en agissant encore comme des humains alors que pour moins que la moitié de ce que nous avons vécu, un milliard de gens seraient devenus des entités cosmiques complètement aseptisées et stéréotypées, genre Loi, Chaos, Bien, Mal, etc. »

« Et tu voudrais que j'y fasses quoi ? Que je laisse tomber mon humanité pour devenir comme eux ou que... »

« Oui, c'est un peu ça ! Il faut que nous fassions un choix. Nous sommes à un tournant de notre existence où nous avons fait le tour de la question. Nous avons probablement vécu tout ce que nous avions à vivre. Soit on s'arrête là et on change radicalement, soit on recommence ailleurs. »

« Ailleurs ? Mais de quoi est ce que tu parles ? »

« Tu as déjà entendu parler du Million de Sphères ? »

« Bien sûr, c'est une légende que tout le monde connaît sur Delah Ok ! »

« Ce n'est pas une légende ! »

« Comment ça ? »

« Je l'ai vu, Didier ! J'ai vu qu'il y avait un monde au dessus du nôtre et encore un au dessus, puis encore un et encore un ! Je le sais car j'y suis allé. J'en garde le secret depuis très longtemps maintenant. Il est temps que cela change ! Le monde doit savoir ce qu'est la réalité. »

« Ce qui sous entend... »

« Notre mission sacrée de chemin de vérité n'est pas exactement celle que l'on a cru mener. Nous sommes des Guides, des Veilleurs mais nous ne visons pas le même paradis que les chrétiens. Tu sais vers quoi nous guidons l'humanité ? »

« Et bien, nous la guidons vers les cieux que nous fréquentons afin que la voie... »

« Nous les guidons vers une fin, une mort certaine...et puis, de toutes façons, existent-ils vraiment ? »

« Marc, je doit avouer que tu m'inquiètes. Sois clair et bref. Parce que là, tu te disperses en énigmes et je m'y perds un peu ! »

« Et ça ne t'étonnes pas ? Ca ne te surprends pas, qu'après des milliards d'années, tu peines à comprendre quelques pensées un peu mystérieuses alors que nous avons sûrement passé au moins une centaine de ces années dans des temples de type bouddhistes ou zen tous plus ardus les uns que les autres dans leurs phraséologies ? »

Didier n'aimait pas la tournure de la discussion. Par dessus tout, ce qui lui dérangeait, c'était de se rendre compte qu'il y avait quelque raison dans les réflexions de son ami.

« Alors, vas-y ! De toi à moi, Marc, dis-moi le fond de ta pensée. Ne tourne pas autour du pot ! »

« Je ne m'appelle pas Marc en réalité. Ni Zaar, ni Sade, ni aucun des autres noms que j'ai pu porter dans ce monde. »

« Qui es tu, alors ? »

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 16:44

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 07:27

LES CINECOMICS EN MONDE MUTANT

Monde Mutant final reborn :

LES PERSONNAGES « CINECOMICS » EN MONDE MUTANT (ou spéciaux) :

=> RENDEZ - VOUS SUR LE BLOG "MONDEMUTANTHEROS"

# Posté le lundi 31 décembre 2007 10:29

Modifié le dimanche 23 août 2009 12:36